J’ai accouché sans péridurale : pourquoi et comment ?

Accouchement naturel sans péridurale

C’est le lundi 1er Juin 2020 que la famille s’est agrandie ! Une deuxième petite fille nous a rejoins dans ce contexte si étrange et particulier de pandémie mondiale. J’ai réussi, malgré tout, à réaliser et vivre l’accouchement qui me tenait à cœur ! Un accouchement naturel, avec très peu d’intervention médicale, dans lequel j’étais l’actrice principale (en duo avec ma fille 😉 ). Je te partage ici mon expérience d’accouchement sans péridurale et ce qui m’a permis d’y arriver.

Un projet d’accouchement naturel

Le désir d’accoucher sans péridurale était initialement un souhait que j’avais pour ma première grossesse. J’avais réalisé de nombreuses séances de yoga prénatal, je m’étais entraînée avec le ballon de grossesse à faire des exercices… Dès le début de ma première grossesse, le désir était très fort et je voulais vraiment y arriver. Une fois le moment arrivé, malheureusement, j’ai perdu pied… C’était long, très long, très douloureux… Très surprenant ! En somme, un premier accouchement quoi. Après de longues heures passées à la maison avec des contractions rapprochées, j’avais ressenti le besoin de vérifier que tout aille bien à la maternité. Une fois arrivée là-bas, après 13 heures de contractions, j’étais à peine à 2/3 cm de dilatation. Je me sentais déjà dépassée par l’intensité de la douleur des contractions. A ce moment-là, la peur a pris le dessus et j’ai « craqué » et pris la péridurale dès que j’ai pu.

J’ai été déçue de ne pas y arriver, déçue de ne pas avoir su me dépasser davantage, déçue de ne pas avoir su accepter plus facilement la douleur.

Deuxième grossesse et pas de projet

Pour ma deuxième grossesse, je n’avais initialement pas de projet (les 7 premiers mois disons). Je voulais simplement que tout se passe bien, sans embûches. Je me disais bêtement que, comme je n’avais pas réussi la première fois, ça serait exactement la même chose pour le deuxième accouchement (faux, faux, faux !!). Machinalement, je me disais que j’allai me rendre à la maternité en début de travail et que j’allai demander la péridurale autour de 3 cm de dilatation comme pour ma première. Si ça t’intéresse, je parle de mon premier accouchement dans cet article ici.

Progressivement, dans les derniers mois de ma grossesse, j’ai commencé à songer à ce que je voulais vraiment pour ce deuxième accouchement. Et puis au fur et à mesure, j’ai fait mon petit chemin (surtout le dernier mois, j’en parle ici dans l’article sur l’acupuncture). Et pourquoi ne pas avoir de nouveau le même projet de naissance que pour ma première fille ? Le projet qui me tient à cœur et qui me correspond. Et pourquoi pas ?

Jamais sans mon collier porte-bonheur de grossesse ! RDV dans la boutique.

Pourquoi accoucher « dans la douleur » ?

Via ce « défi » d’accouchement sans anesthésie, je voulais vivre un moment :

  • rare, hors du commun
  • intense, un dépassement de soi sur de nombreux niveaux
  • hors du temps

Peu de moment de notre vie peuvent être aussi puissants et fondamentaux qu’une naissance. Je me suis dit qu’il fallait saisir l’occasion.

Comment j’ai fait ? Ce qui a fonctionné pour moi …

J’ai fait du yoga prénatal (autant que j’ai pu avec ce Covid…) où j’ai beaucoup travaillé le souffle, le lâcher-prise, la relaxation et les fameux exercices de ballon (ma position de ballon préférée pour soulager les contractions : debout dos au mur, genoux pliés, ballon contre le bas du dos, et on pousse fort contre le ballon pendant les contractions. Magique !)

Je me suis documentée sur des méthodes d’auto-hypnose et j’ai fait plusieurs fois des sessions d’auto-hypnose seule chez moi pour réussir à me mettre dans un état second facilitant l’acceptation de la douleur.

J’ai fait une séance d’acupuncture à 39 SA pour faciliter la dilatation et le démarrage spontané du travail. J’en parle ici en détail.

Mon chéri s’est renseigné sur les points d’acu-pression (bas du dos, poignet) dans la salle de travail. Mieux vaut tard que jamais ! Et malgré tout, ça a bien aidé pour me soulager pendant certaines contractions.

La vocalisation (d’abord humm, puis aaahuuuum et enfin aaaAAAAAhhh) a très bien fonctionné avec moi. On s’entraînait pas mal à vocaliser dans les cours de yoga prénatal que j’ai suivi. Pour mon premier accouchement, je n’avais pas oser, mais là, ça m’est venu presque naturellement de « chanter » avec les contractions puis pousser des cris. J’avais une meilleure acceptation de la douleur des contractions.

Dans mes oreilles, j’avais mes écouteurs sans fil et j’écoutais des musiques fréquence 396 hz (sur Youtube), connues pour libérer les peurs et le stress.

Quand les choses ont commencé à se corser (au début de la phase active), j’ai demandé le masque MEOPA. Il s’agit d’un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote. Il procure une sensation euphorisante et permet d’agrandir le seuil de résistance à la douleur. Une fois le masque enlevé du visage, les effets s’estompent rapidement. Il permet de mieux vivre les contractions mais ne supprime pas toute la douleur (du tout). En bref, j’avais très mal mais je me sentais bien.

Le dernier mais pas des moindres : un élément clef de la réussite est un environnement bienveillant et en faveur de l’accouchement naturel. Sinon c’est presque foutu d’avance. Je remercie mille fois mon chéri et la super sage-femme qui ont cru en moi.

Et toi ? N’hésite pas à commenter ce qui t’a aidé à accepter la douleur du travail !

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