Coronavirus et projet de naissance qui part en fumée…

Photo de Polina Tankilevitch sur Pexels.com

La fin de ma grossesse arrive à grand pas. Je suis enceinte de 34 SA soit 7 mois et demi, il est grand temps de songer à mon projet de naissance. Aujourd’hui, le jeudi 16 avril 2020, le Coronavirus, notre très cher Covid-19, est toujours bien présent et actif sur tout le territoire français. Néanmoins, une lueur d’espoir se dégage à l’horizon : le 11 mai. C’est la date à partir de laquelle le déconfinement se mettra en place petit à petit. Le terme exact de ma grossesse est début juin, donc, dans l’absolu, j’ai encore un peu de marge… Je suis néanmoins lucide. Je sais que les règles d’hygiène strictes ne vont pas disparaître au petit matin du 11 mai comme par enchantement.

On l’entend à longueur de journée : la mise en oeuvre du déconfinement s’annonce progressive, à tâtons, étapes par étapes, de manière régionalisée probablement… Sans en savoir vraiment beaucoup plus. Ça va prendre du temps. Alors quoi ? Je fais quoi moi ? Je me suis dis qu’il valait mieux que je me prépare à toutes les éventualités, et donc au pire.

C’est quoi le pire ?

J’ai supposé que le pire c’était la situation actuelle, que ça ne pourrait pas être plus drastique que ce que nous vivons en ce moment (même si dans l’absolu, ça pourrait être encore pire). Pour le savoir, j’ai donc appelé ma maternité en début de semaine. Je voulais savoir exactement dans quoi je m’aventurais avec un terme début juin. Que pouvaient-ils me dire dès à présent ? Les éventuelles certitudes que je pouvais avoir à ce stade.

La réponse

  • Depuis le début du confinement et jusqu’au 11 mai : la maternité accepte les papas pour l’accouchement (le mystère règne autour de la salle de pré-travail, j’ai oublié de demander…). Après 2 heures passées avec le bébé et la maman, le papa est conduit à la sortie ( A+ !). La maman part en chambre avec le bébé. Les sorties des mamans sont anticipées lorsque ‘tout va bien’. Par exemple, bébé prend bien du poids, la maman se remet bien de l’accouchement, pas d’hémorragie, pas de jaunisse en vue). Dans ce contexte, les mamans et bébés peuvent sortir le lendemain de l’accouchement ou le sur-lendemain.
  • Pour l’après 11 mai : il faut rappeler après le 11 mai (eheh). Je me doute que les maternités ne disposent pas de don de voyance mais je remarque quand même qu’ils n’osent pas trop se mouiller non plus. Ce qui est sur c’est que le 11 mai le Covid-19 ne sera certainement pas un vieux et lointain souvenir !

Qu’est-ce que j’en pense ?

Au premier abord, un relatif soulagement : le papa est accepté en salle d’accouchement (et je sais que ça n’est pas le cas partout et cela reste, pour moi, totalement inconcevable de vivre tout cela sans super papa). Conclusion : c’est plutôt une bonne nouvelle dans le sens ou maman et bébé peuvent rapidement trouver le chemin du retour à la maison et ainsi rejoindre papa et le reste de la famille sans mourir de tristesse et d’abandon à la maternité. Et puis, en y songeant un peu … (flashback).

Retour en janvier 2018

Quand je repense à mon premier accouchement, mon premier séjour maternité et à la chronologie des événements qui se sont déroulés tout au long de cette période, j’ai un peu de mal avec la philosophie de l’accouchement avec retour à la maison à J+1.

Pour le détail, j’ai accouché le jeudi 11 janvier en début d’après-midi et (long story short) je ne suis sortie que le mardi 17 janvier pour les divers événements s’étant produits tout au long du séjour à la fois du coté de ma fille chérie et de mon côté (super papa allait bien, lui !).

Ça a commencé avec une jaunisse relativement tardive (au 3ème jour de vie) qui a due être traitée avec une séance d’ UV : + 1 jour ! Par la suite, un démarrage d’allaitement un peu à la traîne qui s’est traduit par une prise de poids lente pour ma fille : Allez, on reste 1 jour de + ! Pour clôturer le séjour, + 2 jours d’hypertension pour maman et passage obligé chez le cardiologue pour valider la sortie. Impossible de quitter les lieux dans l’état dans lequel j’étais, nous sommes finalement restés 6 jours – 5 nuits à la maternité. Le plus important, nous sommes toutes les deux rentrées en bonne santé.

Ce que je garde en tête malgré tout ces ‘petits malheurs’ c’est que nous étions tous les trois soudés et inséparables. D’épreuves en épreuves, super papa était présent à chaque instant, sur l’intégralité du séjour un peu mouvementé, d’une aide incommensurable (jour et nuit), infaillible et à toutes épreuves ! Je ne sais vraiment pas comment j’aurai fait sans lui (sans parler bien évidemment du pré-travail, du travail, de l’accouchement et de la poussée… enfin tout le temps quoi !).

Et mon projet de naissance dans tout ça ?

Après mon premier accouchement (pour lequel j’avais élaboré un super projet de naissance), je m’étais justement dit que le caractère vraiment imprévisible de l’accouchement et des premiers jours post-partum faisait que si je voulais bien une (seule et unique) chose pour mon futur accouchement c’était d’avoir super papa toujours à côté de moi, quoi qu’il arrive (et merci la pandémie de briser tous mes plans 😉 ). Eh bien c’est donc raté ! On verra au moment venu comment ça se déroule et on prendra les choses comme elles viennent, avec un maximum de philosophie.

Pour info, j’ai rédigé un article sur le projet de naissance si tu cherches des idées pour compléter le tien, c’est ici (surtout si tu as la chance d’accoucher en période hors pandémie 🙂 !).

En conclusion

Si on part du postulat que chaque accouchement est différent et que chaque naissance est différente : peu de chance de revivre le même scénario. En revanche, je suis quand même un peu frileuse sur l’aspect retour très anticipé, si tu vois ce que je veux dire 🙂 .

Niveau valise maternité et préparatifs, je prévois quand même les quantités qu’il faut pour un séjour classique de 3 jours et mon fameux Kit post-partum. Je serai certainement seule avec ma fille, mais au moins je serai équipée.

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4 réflexions sur “Coronavirus et projet de naissance qui part en fumée…

  1. Et oui le coronavirus nous gâche notre plaisir, on ne va pas se mentir. Comme toi, je suis rassurée que mon mari puisse être présent pour l’accouchement. Le contraire me paraissait inconcevable et j’aurais été inconsolable!
    J’essaie de me préparer au départ de mon conjoint 2h après l’accouchement mais je sens que ça va être dur pour lui comme pour moi…
    Je me dis qu’il fait rester le temps nécessaire à la maternite mais j’ai peur que mon envie de retrouver le papa m’incite à « bâcler » cette étape pourtant si importante.
    J’essaie de trouver des alternatives pour être accompagner au mieux à domicile au cas où. Sage-femme, puéricultrice, consultante en lactation, doula… je m’ouvre a d’autres possibilités.

    1. Tu as bien raison :). J’ai une sage-femme qui vient à domicile toutes les semaines déjà depuis 30sa et je vais poursuivre sur le suivi post-natal avec elle également dans la mesure du possible.
      J’ai prévu le numéro d’une consultante en lactation dans mon téléphone également 💪.
      Oui, il faut penser et agir autrement …et il va falloir être forte pour nos petits bouts.

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